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Le priapisme, un trouble érectile fréquent

S'il peut prêter à sourire derrière son érection involontaire de plus de 4 heures, le priapisme non pris en charge peut entraîner de graves conséquences sur les corps caverneux du pénis. Il s'accompagne parfois de douleurs ou de tumescences et nécessite une consultation rapide pour la mise en place du traitement adapté. Le point sur les informations indispensables afin d'éviter toute lésion irréversible. 

Le priapisme, l'érection qui dure trop longtemps

Lors d'une stimulation sexuelle, les vaisseaux péniens se dilatent pour faciliter l'afflux sanguin à travers le pénis : c'est l'érection. Elle se relâche ensuite progressivement grâce au retrait du sang des corps caverneux qui permet au pénis de retourner au stade de repos. Le priapisme lui s'inscrit parmi les dysfonctions érectiles en ce qu'il empêche l'expulsion de cet afflux sanguin. En conséquence, l'érection se prolonge de façon involontaire et parfois douloureuse, même en l'absence de toute activité sexuelle. 

S'il est plutôt rare en France, bien que son incidence tende à s'accroître, ce sont toutes les tranches d'âges qui peuvent en être touchées. Des symptômes et des causes multiples pour une pathologie à ne pas prendre à la légère.

Reconnaître le priapisme 

Érections involontaires et anormalement longues, douleurs ou inconfort, absence d'éjaculation, le priapisme se diagnostique simplement. Il en existe toutefois 3 types différents qu'il convient de reconnaître afin de les traiter au mieux :

  • Le priapisme veineux (ischémique) : Il est à la fois la forme la plus commune, la plus douloureuse et la plus dangereuse. Caractérisé par un faible débit sanguin, il conduira, s'il n'est pas pris en charge dans les 4 heures, à la nécrose des cellules péniennes et à des dommages permanents. 
  • Le priapisme artériel (non ischémique) : Celui-là apparaît généralement en quelques jours après un traumatisme et ne suscite qu'une douleur légère à inexistante. On parle ici de débit haut. L'érection y est inconfortable mais moins rigide et disparaît de façon spontanée dans la majorité des cas. 
  • Le priapisme chronique : Plutôt lié à une maladie des globules rouges, ce dernier type se caractérise par des érections récurrentes et souvent nocturnes, pouvant mener à terme au priapisme veineux. 

 

Le priapisme, quelles causes ? 

À la différence des troubles de l'érection classique souvent liés à des symptômes psychologiques, le priapisme trouve majoritairement sa source dans des causes extérieures. Nous distinguerons notamment les facteurs médicamenteux des facteurs pathologiques parmi les causes principales. Celles-ci peuvent toutefois être multiples et ne sont pas forcément telles qu'on les imagine.

  • Les causes médicinales : En traitement d'un cancer ou de la dysfonction érectile, bien que cela soit moins fréquent depuis la commercialisation des inhibiteurs de la PDE5, les injections intra-caverneuses peuvent entraîner un priapisme veineux. 
    • Les causes pathologiques : Comptent notamment comme facteurs de risque les leucémies, le diabète, les maladies rénales, neurologiques ou l'apparition d'un caillot sanguin dans les artères. La drépanocytose, en diminuant le taux d'oxygène dans le sang, affecte également la bonne marche de l'érection. 
    • Les causes médicamenteuses : La prise de certains traitements anticoagulants, alpha-bloquants, stimulants sexuels ou antidépresseurs par exemple. De la même façon, c'est parfois l'association de ces médicaments avec de l'alcool ou des substances toxiques qui causera les troubles érectiles
    • Les causes traumatiques : Il s'agira le plus souvent d'un choc reçu à la base du pénis ou au niveau du périnée lors d'un coup de pied ou de la pratique régulière de vélo par exemple. 

 

Avis médical et traitements

Toute prise en charge du priapisme visera à répondre à 3 objectifs principaux :

  • Mettre un terme à l'érection.
  • En déterminer la cause.
  • Éviter la récidive. 

La consultation médicale portera alors sur les antécédents du patient, la durée du priapisme et les conditions de sa survenue. Le traitement dépendra des causes déterminées et de la rapidité de prise en charge. Du plus léger au plus lourd, il s'agira notamment : 

  • D'une prescription médicamenteuse : Des alpha-stimulants plus précisément, qui entraîneront la vasoconstriction des corps caverneux péniens dans les 24 heures. 
  • D'une ponction : Afin de vider le sexe de son sang. À surveiller de près car une première ponction peut en nécessiter une deuxième. 
  • D'une injection : La substance injectée devrait permettre la détumescence du pénis. 
  • D'un shunt : Il s'agit ici d'amener le sang bloqué jusqu'aux corps spongieux du gland du pénis afin d'en faciliter l'évacuation. Bien évidemment, l'intervention se fait le plus souvent sous anesthésie générale. 
  • D'une chirurgie : À envisager rapidement dans les cas les plus graves sous peine de séquelles. Elle visera à drainer correctement le sang obstruant le pénis. 
  • De la pose d'une prothèse : Faite de plastique, la prothèse pénienne permettra d'activer sur commande l'activité érectile. 

À noter que dans la plupart des cas, le risque de récidive ne disparaît jamais totalement. 

Les gestes préventifs

Traiter le priapisme commence avec quelques gestes simples. Il s'agit notamment de se tenir au courant des risques, qu'ils soient médicamenteux et pathologiques. Au cours des premières heures, un léger massage du pénis, un jet d'eau froide ou une petite course pourront contribuer à stimuler efficacement la circulation sanguine. À partir de 4 heures d'érection continue, la consultation médicale devient en revanche indispensable.