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Surpoids et obésité en France

La France, le pays de la gastronomie, est loin d'être épargnée par les problèmes de surpoids et d’obésité. À l'instar de tous les pays occidentaux, les problèmes de poids évoluent et l’obésité reste l'ennemi à combattre par les organismes de santé. Il faut bien comprendre que lorsque les médecins parlent de surpoids et d'obésité, il n'est pas question d’esthétisme et de beauté, mais de santé. L’obésité met en grave danger la personne qui en souffre. Le surpoids multiplie les risques de différentes maladies dont certaines peuvent être très handicapantes, voire mortelles.

L'obésité est définie par l'OMS de cette façon : « Une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ». On calcule le niveau d'obésité grâce à l'indice de masse corporelle (IMC). L'IMC permet un calcul standard : poids divisé par le carré de la taille. Par  exemple :  85 kg /183 au carré =>  25,3 d'IMC.  Selon le résultat, la personne est dans une de ses situations suivantes:

Classification IMC

  • Maigre =>  < 18,5
  • Normal =>  18,5 - 24,9
  • Surpoids =>  25,0 - 29,9
  • Obésité I => 3 0,0 - 34,9
  • Obésité II =>  35,0 - 39,9
  • Obésité III =>  40

 

En France la dernière étude remonte à 2016 :

  • 2,2 % de la population était dans la catégorie maigre
  • 48,7 % dans la catégorie normale
  • 33,2% en surpoids
  • 11,4 % en Obésité stade 1
  • 3,1% en Obésité stade II
  • 1,3% Obésité stade III

Quels sont les risques liés au surpoids et à l’obésité ?

S'il est nécessaire de rester attentif à son poids, c'est que tout écart peut contribuer à diminuer la qualité de la vie et à favoriser l'apparition de maladies ou de désordres parmi lesquels :

  • Une hypertension artérielle.
  • Un accident vasculaire cérébral.
  • Une crise cardiaque. 
  • Du diabète.
  • Un large nombre de cancers (du sein, des ovaires, du sang, du rein, de la prostate, de l'œsophage... En outre, dans le cadre d'un traitement anticancéreux, tout surpoids peut augmenter le risque de récidive. 
  • Des troubles respiratoires.
  • Des problèmes articulaires. 
  • Des troubles érectiles.

 

En France, de grandes disparités sur l'obésité

Dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, l'étude ESTEBAN menée en 2015 s'est penchée sur la part du surpoids et de l'obésité en France. On y constate qu'un adulte sur deux est concerné. Une prévalence qui augmente avec l'âge et qui n'épargne pas les enfants de 6 à 17 ans chez qui l'on observe environ 35 % de surpoids (obésité incluse) soit 1 enfant sur 5 en France. Côté géographie, l'étude met en évidence un taux d'obésité plutôt bas dans les grandes villes comme Paris (10,7 %) lorsque celui-ci explose à 25,6 % dans le Nord par exemple.

Les experts remarquent que depuis la dernière enquête, l'augmentation de l'obésité a été limitée à 0,5%. Il faut savoir que depuis les études lancées en 1991, la France est passée à 5,85% à à 15,3% de personnes souffrant d'obésité. Le principal objectif des organismes de santé et du ministère était de limiter la hausse qui semblait exponentielle. Aujourd'hui, cette augmentation de 0,5% est un vrai soulagement même si le combat est loin d'être gagné. Les chiffres restent inquiétants. Si l'augmentation semble être contenue, la France a 40% de sa population en surpoids dont 10% d’obèses. L’étude menée par l'Institut National de la santé et de la recherche médicale, en collaboration avec la SOFRES permet de tirer des grands lignes sur les profils des 4 millions de Français touchés par des problèmes de poids. Les Français ne seraient pas égaux face à ce mal. Les hommes sont plus touchés que les femmes avec 46,3% contre 31,6%.

L’obésité est nettement plus grande chez les artisans, les commerçants, les agriculteurs et les ouvriers. Les cadres et plus étrangement les personnes inactives sont les moins touchés. Plus étonnant, nous remarquons que le niveau d’étude est un facteur déterminant : « Les études supérieures au-delà du troisième cycle ont trois fois moins de risques de présenter une obésité, par rapport à celles qui n'ont pas le niveau BEPC ».Au niveau géographique, les obèses sont situés en majorité dans des villes de moins de 2000 habitants.

Malgré tout, l'augmentation de cas d'obésité touche toutes les classes d'âge, tous les sexes, toutes les professions et tous les types d'agglomérations de la même façon. C'est plutôt inquiétant puisque cela signifie que les risques d'obésité sont protéiformes. La pauvreté a longtemps, et à juste titre, été un critère fondamental pour les chercheurs. La raison est simple. Plus une personne est pauvre, moins elle investit dans une nourriture de qualité. Or, plus la nourriture est bas de gamme, moins elle est chère. Les industriels de l’agro-alimentaire vendent de la malbouffe aux pauvres qui se rendent malades, lentement mais sûrement. En France, l'eau coûte moins cher que le soda. Au USA, une bouteille de soda coûte moins cher que l'eau. C'est le comportement alimentaire qui a longtemps été la cible des pouvoirs publics, mais depuis quelques années, les industriels commencent à être pointés du doigt. Le lobbying face à la situation d'urgence de la planète perd de sa force de frappe. Les organismes de santé commencent à avoir les coudées plus franches. Aujourd'hui, par exemple, la consommation de viande est vivement dénoncée, d'une part, par les organismes de santé qui demandent une baisse drastique de la consommation et d'autre part par les ONG écologiques qui expliquent que l’élevage est en train de détruire la planète. Rajoutons à cela,  la révélation de la monstrueuse souffrance animale et vous avez une conjonction de causes qui finalement s'alimentent entre elles. En France entre 2010 et 2016, la consommation de viande a baissé de 100 g par habitant. Pas grand chose, mais les lobbies n'en mènnent pas large -  il suffit de voir leurs réactions histériques face au mouvement végane. On peut donc penser que c'est une prise de conscience globale qui peut aider les Français à sortir du surpoids. On peut noter aussi que les dernières études scientifiques montrent que l'obésité aurait aussi des facteurs génétiques. Heureusement, il existe aujourd'hui des traitements sérieux, rapides et avec très peu ou pas d'effets secondaires. Pour un problème de surpoids un régime simple et de l'exercice sont suffisants, avec éventuellement un complément alimentaire drainant.

Pourquoi grossit-on ?

La prise de poids trouve sa source dans de nombreux facteurs et notamment : 

  • Un déséquilibre alimentaire : Des apports caloriques excessifs combinés à des dépenses énergétiques quotidiennes trop faibles favorisent le développement du tissu adipeux dans le corps. 
  • Certaines maladies spécifiques : L'hyperthyroïdie ou diverses pathologies rares sont propices à la prise de poids.
  • La prise de médicaments : Antidépresseurs, antiépileptiques, anxiolytiques, antidiabétiques.
  • Des bouleversements hormonaux : Grossesse, ménopause...
  • Des facteurs psychologiques : Troubles du comportement alimentaire, troubles anxieux liés à des difficultés professionnelles, économiques ou familiales, temps de sommeil insuffisant, arrêt du tabac sans suivi adapté.

 

Quelques réflexes pour maintenir son poids de santé

Chaque année en France, on compte environ 50 000 opérations chirurgicales liées à l'obésité (chirurgie bariatrique), soit 137 opérations chaque jour. Des interventions lourdes (pose d'un anneau gastrique, bypass, gastrectomie...) réservées aux personnes adultes présentant un IMC de 35 km/m² minimum, souvent associé à une maladie. Afin de ne pas en arriver à de telles extrémités et de mincir sans avoir recours à des solutions médicamenteuses telles que Xenical, le Plan National Nutrition Santé préconise notamment de :

  • Pratiquer une activité sportive régulière, à hauteur de 30 minutes minimum par jour.
  • Avoir une alimentation saine et équilibrée, possiblement encadrée par un professionnel de santé. Il s'agira de consommer davantage de fruits et de légumes et de limiter sa consommation de sel, de produits animaux et de graisses saturées. À ce titre, les Français sont 85 % à déclarer avoir une bonne alimentation tandis que 16 % suivent un régime. 
  • Suivre attentivement l'évolution de son poids et de celui des enfants afin de corriger le moindre écart.
  • Prendre des compléments alimentaires naturels brûleurs de graisse

 

Un peu de ventre, mieux qu'un ventre plat ?

Afin d'être exhaustif, nous ne pouvons pas passer à coté de cette étude du National Center for Health Statistics (NCHS) des États-Unis qui a fait une synthèse de 97 études comparant les risques de mortalité selon l'indice de masse corporelle (IMC). Contre toute attente, les personnes en surpoids, avec un IMC entre 25-30, ont une mortalité inférieure de 6% à celle des personnes avec un indice de masse corporel normal. Et encore plus étonnant, les personnes en obésité de Type 1 ont le même taux de mortalité que les personnes à l'IMC normale. Cette étude très sérieuse regroupe plus de 2,88 millions de personnes et plus de 270.000 cas de décès dans le monde. Il faut rester prudent, car les chercheurs eux-mêmes mettent des réserves notamment sur la catégorie surpoids, car l'IMC ne prend pas en compte la masse musculaire. En France et partout dans le monde, l'obésité est un problème qui semble devenir endémique. Entre les campagnes pour faire du sport et de l'exercice, le retour à une nourriture plus saine, une prise de conscience globale et les progrès de la science, les chercheurs et les spécialistes ont bon espoir d'endiguer ce fléau.