Service client & paiement sécurisé
Conseils pharmaciens et cryptage des données
Origine certifiée
E-Pharmacies contrôlées & agréées par les Autorités européennes
Transparence et prix compétitifs
Ordonnance médicale gratuite & promotions
Livraison rapide & discrète
Options express, chrono ou Colissimo

Hyperthyroïdie et libido

De la taille d'une noix et pas plus lourde qu'une vingtaine de grammes, la thyroïde est pourtant l'un des organes essentiels au bon fonctionnement du corps humain - c'est de fait une véritable machine à hormones capable de dérégler l'organisme si elle s'enraille... Les femmes sont le plus souvent touchées par l'hyperthyroïdie, et cette possibilité n'est pas toujours prise en compte pour les hommes chez qui les dérèglements apparaissent entre 20 et 40 ans. Pourtant assez communs, les dysfonctionnements thyroïdiens touchent près de 10 % de la population française et sont reconnaissables à une large variété de symptômes, notamment une certaine altération de la vie sexuelle. L'hyperthyroïdie reste toutefois difficile à diagnostiquer et nous verrons comment les troubles sexuels peuvent être un indice probant. Alors, incompatibilité entre hypothyroïdie et libido ?

La thyroïde, si petite mais si essentielle

Petite glande à la forme de papillon située sous le larynx, la thyroïde est indispensable à la croissance et à la survie de chacun. Du haut de ses six centimètres de haut et de large et un poids n’excédant pas 30 grammes, la thyroïde est essentielle au fonctionnement normal et optimal de tout notre organisme. Il faut savoir qu'on la retrouve dès la formation du fœtus. C'est elle qui contrôle la bonne marche du cœur, de la circulation, des intestins ou des muscles. C'est encore elle qui, par la production des hormones, notamment la T4 (tétraiodothyronine ou thyroxine) et la T3 (triiodothyronine), contribue à déterminer le rythme du métabolisme corporel dont dépendent la consommation d'oxygène, la chaleur du corps ou l'équilibre hydro-électrolytique. C'est elle enfin qui influe sur notre personnalité, notre humeur et notre bien-être général. Elle affecte notre sexualité et notre fertilité, tout en agissant de manière significative sur la croissance des cheveux, de la peau et des ongles. C'est l'hypophyse, une glande positionnée dans le cerveau à la base du crane, qui régule selon les besoins la production d'hormones par la thyroïde. L’hyperthyroïdie désigne une production anormalement élevée d’hormones par la glande thyroïde. Si elle se soigne facilement aujourd'hui, ses conséquences sont importantes notamment sur la sexualité.

Les symptômes de l'hyperthyroïdie

La difficulté des problématiques liées à la thyroïde, c'est qu'elles sont protéiformes et peuvent être attribuées à une multitude de causes. Plutôt commune, elle se développe souvent sans même que la personne affectée n'en ai conscience, les symptômes étant assez divers et pas toujours très parlants. L'hyperthyroïdie est donc difficile à diagnostiquer, ce qui fait que beaucoup de personnes en souffrent sans le savoir.

Parmi les dysfonctionnements possibles, il arrive que la glande thyroïde ne parvienne plus à produire d'hormones thyroïdiennes en quantité suffisante. C'est ce que l'on appelle l'hypothyroïdie.

Les symptômes les plus courants de l'hyperthyroïdie sont:

  • Une circulation affaiblie.
  • Une grande fatigue qui perdure dans le temps. 
  • Des démangeaisons.
  • Des cheveux cassants.
  • Des maux de tête. 
  • Des engourdissements dans les mains et les pieds.
  • Une constipation chronique.
  • Des saignements menstruels importants. 
  • Une prise de poids malgré des exercices réguliers et une alimentation saine. 
  • Sensibilité au froid.
  • Perte de cheveux.
  • Gonflement du visage.
  • Tendance aux crampes musculaires au repos.
  • Perte du tiers externe des sourcils.
  • Susceptibilité aux infections.

 

L'hyperthyroïdie et la libido

L'hyperthyroïdie a été étudié plus précisément sur ses effets néfastes sur la sexualité masculine. Les résultats sont éloquents. 

Lorsque la thyroïde ne secrète pas suffisamment d'hormones, c'est tout l'organisme qui tourne au ralenti ce qui impacte la vie sexuelle dans plus de six cas sur dix. Moins fréquente chez les hommes, l'hypothyroïdie se manifeste particulièrement lors de grands bouleversements hormonaux (puberté, grossesse, ménopause) mais peut aussi résulter d'autres facteurs (maladie auto-immune de Hashimoto, insuffisance en iode...)/ Résultat, la libido dégringole en flèche chez près de 64 % de patients hypothyroïdiens tandis que la fatigue va croissant, accompagnée parfois de douleurs pendant les rapports sexuels dues au manque de lubrification. À cela s'ajoutent d'autres symptômes :

  • Baisse de la libido chez 18% des patients touchés par l'hyperthyroïdie

  • Troubles de l'érection : La thyroïde régulant le métabolisme actif dans les testicules, l'hypothyroïdie influe sur le nombre et la motilité des spermatozoïdes jusqu'à conduire les hommes atteints à une éjaculation difficile dans 64 % des cas.
  • Ejaculation précoce, chez 50% des patients ou retard à l'éjaculation, chez 15% des patients

  • Infertilité : Les hormones thyroïdiennes interagissent avec certaines hormones reproductrices ce qui peut conduire à la stérilité masculine ou féminine lorsque la glande thyroïde ne fonctionne pas correctement. En termes d'infertilité féminine, l'hypothyroïdie est en cause dans 2,3 % des cas. 

Les chercheurs ont noté une baisse sensible des spermatozoïdes, une mobilité réduite et des anomalies. Elle est parfois associée à une faible présence de testostérone ce qui déclenche des troubles de l'érection. L'impact est si important que les médecins enquêtent sur la sexualité de ses patients masculins pour identifier une hyperthyroïdie. Le manque de libido est aussi un facteur à prendre en compte. Ce sujet est toujours sensible et les hommes peinent à en parler à leurs médecins et préfèrent utiliser des stimulants sexuels comme le viagra. Au lieu de traiter la cause, ils masquent sans le savoir les symptômes rendant ainsi le diagnostic plus difficile. Pourtant, le simple fait de traiter l'hyperthyroïdie réduit la plupart des symptômes quand ils ne disparaissent pas totalement.

Quand consulter ?

Si les causes de l'hypothyroïdie peuvent être nombreuses, les médecins n'ont généralement recours à un traitement qu'en cas de symptômes gênants pour la vie quotidienne. Il convient toutefois de consulter sans tarder en cas de fatigue durable, d'essoufflement anormal, de prise de poids inexpliquée ou de tout autre doute. Une simple consultation chez un généraliste associée à une prise de sang permet d'établir un diagnostic. Dans certains cas, la visite à un endocrinologue peut également s'avérer nécessaire. À noter que dans le cadre de la libido, l'hypothyroïdie ou la ménopause peuvent n'être que l'un des multiples facteurs en cause. Il conviendra alors de remonter à la source des troubles de l'érection ou autres dysfonctionnements sexuels (problèmes de couple, traumatismes, pathologies diverses...) et de les traiter individuellement. 

Les traitements de l'hyperthyroïdie

On peut imager le rôle de la thyroïde comme une pédale d’accélération qui va décider de la vitesse du métabolisme du corps humain. Entre autres choses, elle va contrôler la consommation d'oxygène et d'énergie, l'équilibre hydrique et minéral et la chaleur corporelle en dépendent.  Elle contrôle presque toutes les fonctions importantes du corps: les nerfs et les muscles, le cœur et la circulation, l'estomac et les intestins et la circulation. Elle impacte aussi notre humeur, et même notre personnalité. Quand la thyroïde fonctionne mal, c'est tout le corps qui se dérègle. Heureusement, les progrès de la médecine permettent de soigner ses dérèglements qui peuvent être fortement incapacitants.

Que l'on se rassure, l'hypothyroïdie est un trouble qui se soigne très efficacement. Si l'on n'en guérit jamais tout à fait, la prise à vie d'hormones de substitution permet de rétablir un métabolisme normal. Il s'agit généralement de thyroxine (T4) disponible sous forme de comprimés et dont la posologie initiale est déterminée en fonction de l'état de chaque patient (poids, âge, sévérité de l'hypothyroïdie, état cardiaque...). Un suivi médical est ensuite nécessaire afin de déceler tout surdosage et sous-dosage, généralement 6 à 8 semaines après le début du traitement puis une fois par an. À noter que certains remèdes naturels à base d'iode, de fer ou des plantes sont également envisageables. Au niveau de la vie sexuelle, on remarque ainsi une nette amélioration des troubles et de la libido, avec un recul des dysfonctions érectiles dans 50 % des cas d'hypothyroïdie. L'occasion de retrouver une sexualité épanouie sans avoir recours aux stimulants médicamenteux traditionnels tels que le Viagra. Des résultats concluants qui invitent à solliciter un avis médical sans attendre, pour qu'hypothyroïdie et libido ne soient plus un problème.

Les traitements sont adaptés évidemment à la surdose d'hormone qui varie selon les individus. Il faut compter deux mois de traitement pour retrouver la pleine efficacité de la thyroïde. En général, le traitement utilise des antithyroïdiens de synthèse de l'iode radioactif principalement pour le nodule hyper-secrétant. La chirurgie n'est envisagée qu'en cas de récidive et donc d’échec du traitement. Les médecins utilisent des médicaments qui ont fait leurs preuves comme le le Néo-mercazol, le Basdène et le PTU (Propyl-Thyracil ou Proracyl). Le traitement s’arrête dès que la thyroïde retrouve son fonctionnement normal. Dès que la thyroïde fonctionne à nouveau les troubles divers, et notamment ceux de la libido, s'estompent totalement.

Aujourd'hui, on peut dire que l'hyperthyroïdie est un dérèglement qui se soigne, relativement facilement, mais qui est très difficile à diagnostiquer. Les troubles de la libido et les dysfonctionnements sexuels sont des indicateurs de choix. Il faut donc encourager les patients à en parler et à dédramatiser ces problématiques intimes en n'oubliant pas qu'un médecin est un professionnel de la santé et qu'il n'est pas dans le jugement.

Anorgasmie
Troubles cardiaques
Troubles cardiaques
Priapisme
Tension artérielle
Testostérone
Obésité
Tabagisme
Hyperthyroïdie
Éjaculation précoce
Calvitie
Dysfonction érectile
  •  
  • 1 sur 2