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Le cyclisme rend-il impuissant?

à deux sur un vélo

La corrélation entre cyclisme et dysfonction érectile a été le sujet de nombreuses études au cours des années passées. Que l'on se rassure ! L'une des plus récentes, publiée dans la revue The Journal of Urinology, tend à démontrer que la pratique du vélo n'entraîne aucun dommage sexuel. Mais qui croire en fin de compte ? Si le cyclisme applique une pression prolongée sur le périnée, la prudence reste de mise avant de l'envisager comme facteur d'impuissance. 

Plus de 20 ans d'études

Certains médecins ont rapidement fait le lien entre impuissance et cyclisme régulier. De fortes pressions exercées par la selle dure sur la zone du périnée, un possible écrasement des artères péniennes ou une mauvaise irrigation de la région sexuelle, il n'en fallut pas plus pour se persuader que le cyclisme était une activité néfaste au maintien d'une fonction érectile saine. Aussi, lorsque de nombreux cyclistes ont rapporté des fourmillements ou une insensibilité au niveau du pénis, la relation s'est-elle établie avec d'autant plus de force.

En 2007, la revue The vicious cycling : bicycling related urogenital disorders tirait la sonnette d'alarme sur la pratique régulière du vélo en mettant en avant les lésions possibles pouvant conduire à une fuite veineuse au niveau de la zone du pénis, empêchant ainsi toute érection. Une affirmation accablante pour un sport décrit autrement comme capable de réduire de 70 % les risques de dysfonction érectile. Oui, la pression prolongée sur le périnée et les engourdissements sont réels. Peuvent-ils toutefois être mis en relation avec les différentes formes d'impuissance ? Pas si sûr.

Cyclisme et symptômes d'inconfort génital

Souvent connues des cyclistes professionnels, la sensation de fourmillement dans le pénis tout comme la difficulté à uriner font partie des premiers signes d'alerte. À noter que dans ce dernier cas, il ne s'agit non pas d'une infection urinaire mais d'une simple irritation mécanique de la prostate qui se réglera en quelques jours par la prise d'un suppositoire anti-inflammatoire. Des symptômes simples et courants qui ne doivent pas dispenser le cycliste d'une consultation médicale.

La pratique intensive du vélo (plus de 10 000 km par an) pourra également entraîner l'apparition des lésions plus incommodantes.

  • L'hygroma : Inflammation d'un coussinet protecteur situé entre le scrotum et l'anus. Elle se caractérise par une tuméfaction rouge et douloureuse et l'apparition de liquide synovial. Pris en charge à temps, l'hygroma se soigne avec une simple infiltration de corticoïdes. Une intervention chirurgicale sera nécessaire dans les cas les plus avancés.
  • Le troisième testicule : Ce nodule solide dépassant parfois la taille d'un testicule peut grandement compliquer le pédalage et la position assise sur la selle.
  • Le syndrome d'Alcock : Plutôt rare, il est lié à la compression du nerf pudendal et se manifeste sous la forme de douleurs dans le périnée et les organes génitaux. 

 

Prévenir les désagréments

Se priver de la pratique du vélo par crainte des inconvénients physiques ? Certainement pas ! Quelques astuces permettent de concilier cyclisme et confort en toute simplicité. 

  • Bien choisir sa selle : On la préfèrera large et adaptée à la morphologie du cycliste. Elle ne sera pas nécessairement très rembourrée afin de faciliter le bon placement des os postérieurs mais sera idéalement évidée au milieu pour limiter la pression sur le périnée.
  • Limiter la position assise : En 1999, une étude démontrait que 3 minutes de vélo pouvaient contribuer à réduire de deux tiers la quantité d'oxygène dans le pénis. La position debout au contraire laisse le sang circuler plus librement et diminue de façon significative tout risque d'engourdissement génital. À maintenir si possible durant un quart de la durée totale de l'activité. Il est possible de régler les pédales pour s'aider.
  • Régler correctement le guidon : On le privilégiera à hauteur de la selle.
  • Surveiller son poids : Afin de soulager les artères.

 

Troubles cardiaques
Priapisme
Tension artérielle
Testostérone
Obésité
Tabagisme
Hyperthyroïdie
Éjaculation précoce
Calvitie
Dysfonction érectile
Anaphrodisie
Impuissance

Les avancées d'aujourd'hui

Au final, qu'en est-il du lien entre cyclisme et impuissance ? Ce sont peut-être les études les plus récentes qui en parlent le mieux car à l'inverse des précédentes, elles ont fait appel à de larges échantillon de personnes. Celle menée par l'University College de Londres a ainsi réuni un panel de 5000 cyclistes âgés de 48 ans en moyenne et s'est notamment penchée sur leur condition physique, leur état de santé ou leur assiduité dans la pratique du vélo. 

De ces différentes études, des conclusions sont apparues distinctement : 

  • Cyclisme et dysfonction érectile semblent ne pas être liés.
  • Cyclisme et infertilité ne sont pas liés non plus.
  • On note en revanche un facteur de risque au niveau du cancer de la prostate, notamment chez les plus de 50 ans.

Comparée à celle des nageurs et des coureurs, il est apparu que la santé sexuelle et urinaire des cyclistes ne présentait pas de différence bien que ceux-ci soient davantage sujets à un rétrécissement de l'urètre entraînant des difficultés à uriner. 

La dysfonction érectile pourrait dès lors être associée à divers facteurs excluant la pratique de leur activité. Il pourra s'agir d'entraînements intenses accroissant la fatigue et diminuant le taux de testostérone par exemple. Sans compter le rôle joué par l'âge, parmi de nombreux autres facteurs. À l'inverse de la sédentarité, il est justement démontré qu'une activité physique régulière participe efficacement à une vie sexuelle épanouie. Et le cyclisme ne fait pas exception à la règle !