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AVC et rapport sexuel

Troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers, l'AVC implique de lourdes conséquences pour tous les aspects de la vie quotidienne. C'est notamment le couple qui peut s'en trouver fragilisé et toute la vie intime qui doit se reconstruire. Retrouver des rapports sexuels sains après un AVC ? C'est possible ! Au-delà des aides médicales, il est notamment question d'écoute de soi et de l'autre. Un domaine encore très peu étudié et qui méritera à l'avenir davantage de recherches. 

Comprendre l'AVC

Malgré une diminution de la mortalité observée ces dernières années, avec l'AVC (accident vasculaire cérébral ou attaque cérébrale) ce sont environ 500 000 nouveaux cas chaque année aux États-Unis et en Europe. Plus précisément, il s'agit d'un brusque arrêt de l'irrigation sanguine dans le cerveau, ce qui peut conduire à des lésions irréversibles. Le problème ici, c'est que l'érection dépend majoritairement du bon fonctionnement de certaines zones cérébrales spécifiques. L'AVC peut dès lors avoir des conséquences néfastes sur la vie sexuelle, au même titre que certaines maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques. Des conséquences tant physiques que psychologiques qui peuvent se résoudre en quelques semaines ou s'aggraver avec le temps.

AVC, quelles répercussions sur la sexualité ?

Les rares études tournées vers le lien entre AVC et rapports sexuels ont mis en évidence l'apparition de troubles de l'érection dans 20 à 74 % des cas ainsi qu'une baisse de la libido chez 26 à 79 % des patients. En cause ? Des facteurs physiques et psychologiques difficiles à surmonter à la fois pour le patient et pour le partenaire et qui peuvent se révéler très divers. 

  • Causes physiques : Au-delà des troubles de l'érection, il pourra s'agir de la dégradation de l'image de soi due à l'altération de l'apparence, à la perte de certaines activités motrices, de la parole ou à l'apparition d'incontinence urinaire. De la même façon, il est possible que le patient perde la sensation de certaines parties du corps ou se retrouve limité physiquement ce qui rendrait alors l'acte sexuel inconfortable. L'augmentation de la fatigue ne doit pas être négligée. 
  • Causes psychiques : Pas facile de se remettre psychologiquement d'un AVC. La dépression et les troubles anxieux en sont d'ailleurs l'une des conséquences les plus fréquentes. Fragilisé, le patient se sent moins attirant, redoute bien souvent de subir un second AVC et va, sans le vouloir, se désintéresser de la vie sexuelle. On remarque alors une diminution de la libido, une progression des troubles de l'érection ainsi qu'une forte réduction de la satisfaction sexuelle chez les deux partenaires. En outre, si la dépression favorise les troubles sexuels, l'inverse est également vrai. Et la sortie de cette spirale infernale s'avère généralement délicate !
  • Causes médicales : Pourquoi y a t-il eu un AVC en premier lieu ? Diabète ? Hypertension ou maladies cardiovasculaires ? Autant de pathologies pouvant être sources de dysfonction érectile et qu'il faudra nécessairement inclure dans tout diagnostic. 

 

La vie sexuelle, facteur de risques ?

Un peu plus tôt cette année, une Londonienne de 44 ans était transportée à l'hôpital après avoir fait un malaise lors d'un rapport sexuel. Il s'est avéré par la suite qu'elle venait de faire une hémorragie cérébrale causée par un anévrisme. Car oui, l'activité sexuelle augmente à la fois la pression artérielle et le rythme cardiaque ce qui peut avoir de lourdes conséquences pour les personnes présentant des pathologies cardiovasculaires. Des cas qui ne touchent d'ailleurs pas uniquement les personnes les plus âgées, 15 % des AVC concernant des patients de moins de 64 ans. À envisager avec prudence donc, encadré d'un suivi médical pour les personnes les plus fragiles. La patiente Londonienne, elle, a pu regagner son domicile sans séquelles 2 semaines plus tard.

Retrouver des rapports sexuels sains

avcPas d'inquiétude, les patients sexuellement actifs avant l'AVC seront généralement en mesure de retrouver une vie sexuelle épanouie. Un processus certes long parfois, et qui nécessite un suivi médical autant qu'un accompagnement au sein du couple. 

On évitera généralement la prescription d'inhibiteurs de la PDE5 pour traiter la dysfonction érectile, ceux-ci étant largement déconseillés après un AVC. De la même façon, les antidépresseurs et les médicaments contre l'hypertension pourront soulager les symptômes post-AVC mais compliquer le bon déroulement de l'activité sexuelle (diminution du désir, impuissance...). Un bilan complet aidera à déterminer les causes des troubles sexuels présents tout en tenant compte de l'activité passée, ce qui permettra d'opter pour le traitement adapté.

Le comportement du ou de la partenaire sera également essentiel à toute amélioration. Sans jouer le rôle d'un soignant, il s'agira de s'écouter et de communiquer pour ne pas s'enliser dans un quotidien régressif, incompatible avec la reprise d'une vie sexuelle. Mettre en place un environnement sensuel, ne pas mettre de côté sa relation de couple, provoquer les occasions seront autant de façons de retourner à une vie normale après un AVC. De se projeter à nouveau dans l'avenir en surmontant une étape difficile de la vie.